Il se passe quelque chose.
Chaque jour, un peu plus fort.
Chaque jour, un peu plus précis.
C’est difficile à décrire, mais profondément jouissif.
Tout prend sa place, comme par magie.
Et ce qui se passe à l’intérieur de moi me met dans un état d’extase.
2026.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Une nouvelle année marque habituellement chez moi l’ouverture d’un nouveau chapitre à écrire. Souvent, je les qualifie d’un mot.
2024 était l’année de la transformation.
2025, celle de la réalisation.
Ce qui est drôle, c’est que ces mots résument finalement assez bien ce que j’ai traversé.
Et pourtant…
Et pourtant cette année, rien.
Aucune envie, aucun élan à poser une intention particulière.
Me souhaiter une “bonne et heureuse année” ne sonne pas tout à fait juste non plus.
Pas que je me la souhaite mauvaise ou triste, bien sûr que non.
Mais quelque chose a changé tout au long de cette année 2025.
Particulièrement sur le second semestre.
Il y a eu quatre étapes fortes, marquantes.
La première a été le travail de conception et de facilitation du séminaire d’équipe de Ya+K, mené avec Léa.
L’objet du séminaire était d’accompagner l’équipe à travailler cette question :
« Comment pouvons-nous inspirer le monde de nos plus belles réalisations et de la plus belle des manières ? »
Très vite, j’ai été inspirée par sa mise en scène.
Chaque grande séquence, chaque chapitre, commençait de la même façon : « Pour se dire… »
Pour se dire ce qu’on fait et ce qu’on sait faire.
Pour se dire ce dont on s’inspire mutuellement.
Pour se dire ce que l’on désire rencontrer.
Pour se dire ce que l’on aimerait leur dire.
Pour se dire comment on aimerait leur dire.
Le scénario était posé.
Restait à créer le décor et les conditions de la rencontre dans chaque séquence.
Avec Léa, nous étions dans une bulle créative qui me plaçait dans un état de félicité profonde.
La deuxième étape a été le séminaire d’équipe de l’Agence nationale du sport.
L’objet ici :
« Consolidons nos liens et réinventons nos façons de travailler ensemble pour propulser notre dynamique collective au service de la performance sportive. »
Ce que j’ai ressenti pendant ces deux journées a été très fort.
J’ai été touchée. Et je ne m’y attendais pas.
Sans intention de leur part, et même sans le savoir, ils m’ont reconnectée à quelque chose de précieux en moi.
Je suis une passionnée par nature.
Ils m’ont reconnectée à cette saveur du goût de l’effort et à la beauté de l’engagement.
Ce que j’ai ressenti c’est un moment de connexion totale où l’intérieur et l’extérieur s’unissent, le futur prend forme dans le présent, le mental se tait, le corps s’illumine et tout devient cohérent, vivant, évident.
Un deuxième état de grâce.
Et une chose est sûre :
je ne regarderai plus ou plutôt, je ne vivrai plus jamais les Jeux Olympiques de la même façon.
Car j’ai pu entrevoir toute la beauté qui se cache derrière chaque personne qui y contribue.
La troisième étape a été mon accompagnement, sur un mois et demi, auprès de la Direction générale adjointe du développement social de la Communauté urbaine de Dunkerque.
L’objet était le suivant :
« Mieux nous connaître, mieux coopérer, mieux rayonner pour l’émancipation des habitants et des générations futures. »
Wahou. C’était incroyable !
C’était comme si un nombre incalculable de lumières s’allumaient à l’intérieur de moi.
Je pouvais ressentir et percevoir tout ce qui ne se voit pas :
les liens invisibles, l’énergie qui circule entre les habitants d’une ville sans même y habiter.
Et non, je n’avais pris aucune substance.
Je ne me suis d’ailleurs jamais sentie aussi présente, aussi reliée à moi, et à eux.
Troisième fois.
Troisième état de félicité.
Et puis le quatrième.
Oh my God.
Celui-ci, je le qualifierais d’état de flow.
J’ai travaillé à la scénarisation d’une formation à la chefferie de projet et à la conception de modules de micro-learning. De la dentelle créative.
Un travail qui m’a mise hors du temps, dans une forme de suspension spatio-temporelle.
J’étais habitée.
Ou plutôt, je dirais que je me suis habitée moi-même, connectée à des personnes que je n’ai pas encore rencontrées.
Au risque d’être accusée de folie, je souhaite à quiconque ne l’aurait pas encore vécu, d’accéder un jour à cet état de bonheur suprême.
Car une fois qu’il est accessible, on comprend très vite comment y retourner.
Dans cet espace, je n’étais plus séparée ni du monde, ni des autres, ni de mon projet, ni de mon futur public, ni de mon propre élan. Un champ relationnel existait avant même la rencontre.
Alors oui, pour la première fois de mon existence, je n’attendrai rien et ne chercherai rien en cette année 2026.
J’ai pris conscience que toute liberté, toute joie et toute paix résident déjà en nous.
Cela donne une tout autre couleur à mon métier.
Je ne m’accroche plus à l’impact ou du moins pas tel que je le définissais auparavant.
Il n’est pas là où je l’imaginais.
Il est bien au-delà d’un résultat, d’un objectif à atteindre ou même d’une transformation d’organisation à opérer.
Plus que le résultat, il y a l’expérience.
Plus que l’objectif, il y a le voyage.
C’est sur celui-ci que je choisis désormais de poser toute mon attention et ma sensibilité.
Ce qui m’est apparu, c’est que la facilitation n’est autre qu’un outil au service d’espaces de dialogue.
Une invitation à revenir dans sa maison intérieure, pour être en capacité d’accueillir l’autre avec joie et chaleur. Et c’est ça que je souhaite offrir en créant les conditions pour que ceci se produise, pour que ceci y trouve de la place.
Pour s’émerveiller alors de ce qui nous entoure et rend la vie encore plus belle.
Éveiller les consciences au vivant.
Éveiller à ce qui est vivant en nous, entre nous et autour de nous.
Cette ambition n’a jamais sonné aussi juste à l’intérieur de moi en ce début d’année 2026.
Et cela me met dans une joie incommensurable.
Il y a des moments où la trajectoire devient lisible.
Où le hasard ressemble à une logique secrète.
Où l’on comprend que rien n’a été en trop.
Que tout avait une place.
Que même l’éloignement faisait partie du retour.
Autres inspirations sur le sujet :
Docteur en psychologie d’origine hongroise, Mihaly Csikszentmihalyi a développé à partir des années 70 le concept de « flow », ou « expérience optimale ». Auteur de nombreux ouvrages ses travaux portent sur le sentiment de satisfaction que l’on peut ressentir lorsque tout notre être est pleinement concentré et engagé dans une tache ou une action qui nous remplit.
Quelles sont les caractéristiques-clés du flow ?
Selon les témoignages recueillis par le chercheur, les ingrédients du « flow » sont multiples :
– L’existence d’un but stimulant, d’un défi motivant à relever.
– Une concentration intense, avec une focalisation sur le moment présent, les personnes en état de « flow » parlent d’attention fluide, sans effort ni stress.
– Une distorsion de la perception temporelle, l’impression d’être « en dehors du temps ».
– La mobilisation importante des ressources personnelles avec une sensation de contrôle et de puissance vis-à-vis de l’activité ou de la situation (sentiment « d’auto-efficacité »).
– Un plaisir intense à réaliser l’activité en cours, qui est donc pleinement source de satisfaction en elle-même, l’activité est en fait le but en soi, la motivation est dite « intrinsèque ».
– Une implication personnelle forte, avec la sensation de ne faire qu’un avec l’action ou l’objet créé, l’impression aussi de transcender/dépasser son égo, de fusionner sa conscience et l’action.
Son livre traduit en français : « Vivre : la psychologie du bonheur » (« Flow : the psychology of optimal experience »).
Autres lectures :
Maslow – Vers une psychologie de l’être (peak experiences)
Eckhart Tolle – Le pouvoir du moment présent
Ted Talk
Flow, le secret du bonheur – Mihaly Csikszentmihalyi | TED2004 • February 2004
The Basics of Flow: Mastering The Fundamentals of Flow – STEVEN KOTLER
https://youtu.be/UGr1QLNoW38?si=gFwovW8AKLL7yi8-
Podcast
Métamorphose – le podcast qui éveille la conscience